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Tout cela d’un seul jet, de but en blanc, M. P. S. est ce de la poésie ?
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Il faut trouver le juste plaisir, un parfum qu’on respire... J’accompagne ma petite famille chez le 
coiffeur. Ma femme est heureuse que ses enfants soient bien coiffés. Ils sont heureux tous les trois. 
Ils sont tous très beaux. Ma femme est gaga de son fils aux yeux bleus. Est ce là le bonheur ? Sans 
doute. Ensuite nous allons dans un magasin de vêtements pour enfants. Une femme passe, un 
parfum que l’on respire... Ma femme heureuse. Nous achetons un pantalon pour mon fils. Puis c’est 
le tour de la petite qui voulait un carnet pour y écrire ses premiers mots. Le soir elle y note des 
nombres. Préfère-t-elle déjà les nombres aux mots ?
Je ne me souviens pas d’avoir fait cela étant petit. Un véritable blanc : mon enfance. A sept ans mon 
père qui prend la place de ma mère, ma mère qui s’efface et une vie austère qui commence, sans jeu 
et sans sortie. Tant pis. Le bonheur c’est maintenant. Aujourd’hui à l’instant où je vois mes enfants 
heureux.
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Se contenter de rien, se contenter de peu, faute de savoir, faute d’envie, faute... Après tout on ne sait 
que se plaindre et mieux geindre. Alors se contenter d’écouter de la musique funk et jazz et jouer à 
cache-cache avec ses deux enfants. Rire quand le petit se cache avec vous et vous fait découvrir 
quand il ne cesse de rire et parler, Rire quand la grande vous montre la cachette que vous n’aviez su 
découvrir.
Vous ne savez pourquoi vous êtes là sur un nuage. Est ce le nuage blanc dont parle l’apocalypse ? Il 
y a comme une spirale qui vous emporte, une visse sans fin qui vous emporte. Un éternel retour, 
vous êtes, du verbe être, être en mouvement d’un point à un autre mais toujours le même. Le même 
état. Le même état : se contenter de rien, se contenter de peu comme une guitare électrique en 
sourdine jouant deux ou trois notes, toujours les mêmes, comme une mélopée (Artiste : Margin of 
safety ; Album : Gonzo Jazz ; titre sunday morning sur jamendo.com). Oui c’est un dimanche matin 
comme un matin hors du temps, vous tournez sur vous même à l’infini.
Vous regardez jouer vos enfants à la pâte modelée. Ils vous offrent une pizza, un poisson sur des 
épinard au Ketchup. Vous dîtes : "Hum c’est bon ça !!" Le petit rit puis il crie très fort : "Ouhai". Ils 
sont contents. Je me répète : est ce là le bonheur, est ce là ce à quoi ma vie se résume.
Oui c’est cela mon nuage blanc. En ce 31 décembre, veille du nouvel an. Je pense aussi à mes 
élèves qui me demande si souvent : "A quoi ça sert les exponentielles ?". Auxquels je réponds : "A 
rien, ça fait réfléchir, ça vous confronte à l’inconnu" ou bien "C’est le système, il faut suivre le 
système ou se placer définitivement en dehors"...
Je suis sur un nuage blanc. Je ne sais pas pourquoi. Ne croyez pas que j’en profite. Il y a un 
sentiment de culpabilité quand ma femme infirmière travaille depuis 5 heure du matin....
Voilà c’était mon nuage blanc du nouvel an.
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