Le petit qui découvre après un long refus
Le goût de la parole et des mots qui résonnent
La joie de voir grandir ce petit grand bonhomme
Lui donner cette foi qu’un jour il a perdu
La grande est excité, nous devons sans tarder
Canaliser, cette folle énergie qui déborde
Que son intelligence jamais ne se saborde
Voici ce que m’apprend ma fille à éduquer
Si j’ai fait des enfants avec toi ma compagne
J'apprends de jour en jour à vivre au milieu d’eux
Mille choses sur moi que j’ignorai naguère
Et qui font de ma vie comme un champ en croissance
J’apprends qu’il faut construire selon de fortes règles
Et même si ma nature
Oublie leur profonde justesse
Je me dois de plier ce roseau que je suis
Pour qu’un jour fleurisse l’épi
Pour qu’un jour mes enfants
Me disent un jour merci
Pour le fruit de leurs vies.
Ou bien encore, en essayant de penser
Il y a de ça longtemps on ne s’en souvient plus
Les flots se sont brisés et des siècles durant
On ne sait plus pourquoi mais toute honte bue
Le monde est ainsi fait tout retourne au néant
Alors sur la colline quelques sages immobiles
Laissent couler le temps sur leur tempes fragiles
Ils n'entraînent personne et se laissent entraînés
Leurs sourires jamais ne viennent désarmer.
Je ne viendrai pas dire ce puits de désespoir
Qui vous laisse terrassé devant votre miroir
Un sentiment pourtant d’un peu d’éternité
Et d’isolement pourtant face à l’immensité
La solitude est forte et vous n’avez envie
De briser ces pensées qui vous laisse sur pied
Au milieu du vivant mais aussi éloigné
Du courant qui emporte et qui détruit la vie.